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The contribution of Indigenous stewardship to an historical mixed-severity fire regime in British Columbia, Canada
PEER-REVIEWED ARTICLE / 2022-09

The contribution of Indigenous stewardship to an historical mixed-severity fire regime in British Columbia, Canada

Indigenous land stewardship and mixed-severity fire regimes both promote landscape heterogeneity, and the relationship between them is an emerging area of research. In our study, we reconstructed the historical fire regime of Ne Sextsine, a 5900-ha dry, Douglas fir–dominated forest in the traditional territory of the T'exelc (Williams Lake First Nation) in British Columbia, Canada. Between 1550 and 1982 CE, we found median fire intervals of 18 years at the plot level and 4 years at the study-site level. Ne Sextsine was characterized by an historical mixed-severity fire regime, dominated by frequent, low-severity fires as indicated by fire scars, with infrequent, mixed-severity fires indicated by cohorts. Differentiating low- from mixed-severity plots over time was key to understanding the drivers of the fire regime at Ne Sextsine. Low-severity plots were coincident with areas of highest use by the T'exelc, including winter village sites, summer fishing camps, and travel corridors. The high fire frequency in low-severity plots ceased in the 1870s, following the smallpox epidemic, the forced relocation of Indigenous peoples into small reserves, and the prohibition of Indigenous burning. In contrast, the mixed-severity plots were coincident with areas where forest resources, such as deer or certain berry species, were important. The high fire frequency in the mixed-severity plots continued until the 1920s when industrial-scale grazing and logging began, facilitated by the establishment of a nearby railway. T'exelc oral histories and archeological evidence at Ne Sextsine speak to varied land stewardship, reflected in the spatiotemporal complexity of low- and mixed-severity fire plots. Across Ne Sextsine, 63% of cohorts established and persisted in the absence of fire after colonial impacts beginning in the 1860s, resulting in a dense, homogeneous landscape that no longer supports T'exelc values and is more likely to burn at uncharacteristic high severities. This nuanced understanding of the Indigenous contribution to a mixed-severity fire regime is critical for advancing proactive fire mitigation that is ecoculturally relevant and guided by Indigenous expertise.

L’intendance autochtone de feu et les régimes d’incendies à intensité mixte favorisent tous deux l’hétérogénéité du paysage, et la relation entre ces deux facteurs constitue un domaine de recherche émergent. Dans notre étude, nous avons reconstitué le régime d’incendies historique de Ne Sextsine, une forêt sèche de 5 900 ha dominée par le sapin de Douglas, située sur le territoire traditionnel des T’exelc (Première Nation de Williams Lake) en Colombie-Britannique, au Canada. Entre 1550 et 1982 de notre ère, nous avons constaté des intervalles médians entre les feux de 18 ans à l’échelle des parcelles et de 4 ans à l’échelle du site d’étude. Ne Sextsine se caractérisait par un régime historique d’incendies à gravité mixte, dominé par des feux fréquents et de faible gravité, comme l’indiquent les cicatrices de feu, et par des feux peu fréquents à gravité mixte, mis en évidence par les cohortes. La distinction entre les parcelles à faible intensité et celles à intensité mixte au fil du temps a été essentielle pour comprendre les facteurs déterminants du régime de feux à Ne Sextsine. Les parcelles à faible intensité coïncidaient avec les zones les plus fréquentées par les T’exelc, notamment les sites de villages d’hiver, les camps de pêche d’été et les couloirs de déplacement. La forte fréquence des feux dans les parcelles à faible intensité a pris fin dans les années 1870, à la suite de l’épidémie de variole, du déplacement forcé des peuples autochtones vers de petites réserves et de l’interdiction des brûlages traditionnels. En revanche, les parcelles à intensité mixte coïncidaient avec des zones où les ressources forestières, telles que le cerf ou certaines espèces de baies, revêtaient une importance particulière. La fréquence élevée des feux dans les parcelles à gravité mixte s’est maintenue jusqu’aux années 1920, lorsque le pâturage et l’exploitation forestière à l’échelle industrielle ont commencé, facilités par la mise en service d’une ligne de chemin de fer à proximité. Les récits oraux des T’exelc et les données archéologiques de Ne Sextsine témoignent d’une gestion variée du territoire, qui se reflète dans la complexité spatio-temporelle des parcelles ayant subi des feux de faible et de gravité mixte. Sur l’ensemble du site de Ne Sextsine, 63 % des cohortes se sont établies et ont persisté en l’absence d’incendie après les impacts coloniaux ayant débuté dans les années 1860, ce qui a donné lieu à un paysage dense et homogène qui ne reflète plus les valeurs des T’exelc et qui est plus susceptible de brûler à des niveaux de gravité inhabituellement élevés. Cette compréhension nuancée de la contribution autochtone à un régime de feux de gravité mixte est essentielle pour faire progresser une atténuation proactive des feux qui soit pertinente sur le plan écoculturel et guidée par l’expertise autochtone.

Authors

  • Kelsey Copes-Gerbitz (University of British Columbia)
  • Lori Daniels (University of British Columbia)
  • Shannon Hagerman (University of British Columbia)

Ecoregions

Cordillera Pacific

Tags

fire regime landscape management fire severity Dendrochronology fire frequency forest composition Ne Sextsine
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