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Situating Indigenous knowledge for resilience in fire-dependent social-ecological systems
PEER-REVIEWED ARTICLE / 2021

Situating Indigenous knowledge for resilience in fire-dependent social-ecological systems

With the growing challenge of addressing modern fire risk, land managers and researchers are increasingly looking to Indigenous knowledge as a primary source of information for enabling resilience of fire-dependent social-ecological systems (SES). Although this is an important step forward for recognizing the contribution of Indigenous peoples to fire-dependent landscapes, current SES research in fire contexts views knowledge as detached from power, reflecting a critique in SES resilience research more broadly. Integrating Indigenous knowledge into dominant colonial management paradigms (such as “command and control” management of fire) without attention to these power asymmetries will lead to inequitable solutions to modern wildfire challenges. To address this gap, we employ the concept of situated resilience—which views knowledge as a process contextualized within power dynamics—to a case study of a fire-dependent SES in the traditional territory of the T'exelc (Williams Lake First Nation), in the land now known as British Columbia, Canada. Through a “collaborative experiment” research design that incorporated iterative, long-term, ethical research relationships guiding knowledge co-production in forest walks, we engaged with T'exelc Elders, archaeologists, and forest managers to explore the context of Indigenous fire knowledge and situate Indigenous definitions of resilience in future forest management. Results indicate that for the T'exelc, the intentional use of fire to support their livelihoods was lost due to colonialism. This colonial context disrupted place-based, intergenerational knowledge transmission and resulted in forest management devoid of respect. However, employing the concept of situated resilience moved us beyond a preoccupation with the content of fire knowledge toward actively shifting the colonial context in which T'exelc knowledge was embedded. Through our collaborative experiment, and the trust built among T'exelc Elders, archaeologists, and forest managers, future forest management will more directly work to restore intergenerational knowledge exchange and respect and situate Indigenous-led resilience to modern wildfire challenges.

Face au défi croissant que représente la gestion des risques d’incendie modernes, les gestionnaires des terres et les chercheurs se tournent de plus en plus vers les savoirs autochtones comme source principale d’information pour renforcer la résilience des systèmes socio-écologiques (SSE) dépendants du feu. Bien qu’il s’agisse d’un pas en avant important pour la reconnaissance de la contribution des peuples autochtones aux paysages dépendants du feu, la recherche actuelle sur les SSE dans le contexte des incendies considère ces savoirs comme dissociés du pouvoir, ce qui reflète une critique plus générale de la recherche sur la résilience des SSE. L’intégration des savoirs autochtones dans les paradigmes de gestion coloniaux dominants (tels que la gestion des feux selon le principe « de commandement et de contrôle ») sans tenir compte de ces asymétries de pouvoir mènera à des solutions inéquitables face aux défis posés par les feux de forêt modernes. Pour combler cette lacune, nous appliquons le concept de résilience située — qui considère le savoir comme un processus contextualisé au sein des dynamiques de pouvoir — à une étude de cas portant sur un SES dépendant du feu situé sur le territoire traditionnel des T’exelc (Première Nation de Williams Lake), sur le territoire aujourd’hui connu sous le nom de Colombie-Britannique, au Canada. Grâce à un modèle de recherche de type « expérience collaborative » — qui intégrait des relations de recherche itératives, à long terme et éthiques, guidant la coproduction de connaissances lors de promenades en forêt —, nous avons collaboré avec des aînés T’exelc, des archéologues et des gestionnaires forestiers afin d’explorer le contexte des connaissances autochtones sur le feu et de situer les définitions autochtones de la résilience dans la gestion forestière future. Les résultats indiquent que, pour les T’exelc, l’utilisation intentionnelle du feu pour soutenir leurs moyens de subsistance a été perdue en raison du colonialisme. Ce contexte colonial a perturbé la transmission des savoirs ancrés dans le lieu et transmis de génération en génération, et a donné lieu à une gestion forestière dépourvue de respect. Cependant, le recours au concept de résilience située nous a permis de dépasser une préoccupation exclusive pour le contenu des connaissances sur le feu afin de nous orienter vers une transformation active du contexte colonial dans lequel s’inscrivaient les connaissances des T’exelc. Grâce à notre expérience collaborative et à la confiance établie entre les aînés T’exelc, les archéologues et les gestionnaires forestiers, la gestion forestière future s’efforcera plus directement de rétablir l’échange intergénérationnel de connaissances et le respect, et d’ancrer la résilience dirigée par les Autochtones face aux défis modernes liés aux feux de forêt.

Authors

  • Kelsey Copes-Gerbitz (University of British Columbia)
  • Lori Daniels (University of British Columbia)
  • Shannon Hagerman (University of British Columbia)

Ecoregions

Cordillera Pacific

Tags

Indigenous knowledge resilience colonialism social-ecological systems
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