Indigenous fire stewardship shaped North American Great Lakes forests
Interest in bringing Traditional Ecological Knowledge (TEK) and Western Science together to enhance climate and landscape resilience is growing rapidly, particularly for engagement with pyrogenic communities around the world. For these systems, Indigenous Knowledge offers unique insights that reflect millennia of intimate engagement with local landscapes, while Western Science can offer additional understanding of the emergence of climates and ecological conditions that are novel at evolutionary timescales. Here, we weave Indigenous Knowledge together with a multicentury history of fire, landuse, and forest development derived from tree rings to retell a more complete history of human engagement with the places commonly referred to as Wisconsin and Minnesota Points at the head of Lake Superior in the Laurentian Great Lakes. Our aim in this work is to create mutual reciprocal benefits for those involved in this work to disrupt a long history of extractive research and to honor the knowledge shared with us by reducing barriers to the revitalization of traditional cultural and landuse practices. This intensely local study, contextualized by substantial bodies of Indigenous Knowledge and Western Science, illustrates the importance of place-based and community-based research for understanding the role of Indigenous fire stewardship in shaping pine barrens sites and demonstrates how these fine-scale relationships are linked to regional landscape diversity yet may be invisible to other proxy-based studies. These results help (re)center Indigenous Knowledge and traditional fire-use practices in the process of ecocultural fire restoration for the creation of diverse, resilient, and just socioecological systems that continue to transition toward a warmer future.
On observe un intérêt croissant pour la convergence entre les savoirs écologiques traditionnels et la science occidentale, dans le but de renforcer la résilience climatique et paysagère, notamment dans le cadre de collaborations avec les communautés exposées aux feux de forêt à travers le monde. Pour ces systèmes, les savoirs autochtones offrent des perspectives uniques qui reflètent des millénaires d’interaction étroite avec les paysages locaux, tandis que la science occidentale peut apporter une compréhension supplémentaire de l’émergence de conditions climatiques et écologiques inédites à l’échelle évolutive. Ici, nous tissons un lien entre les savoirs autochtones et une histoire s’étendant sur plusieurs siècles, portant sur les feux, l’utilisation des terres et le développement forestier, telle qu’elle ressort des cernes des arbres, afin de retracer une histoire plus complète de l’interaction humaine avec les lieux communément appelés « Wisconsin Points » et « Minnesota Points », situés à l’extrémité du lac Supérieur, dans la région des Grands Lacs laurentiens. Notre objectif dans ce travail est de créer des avantages mutuels et réciproques pour les personnes impliquées, afin de rompre avec une longue histoire de recherche extractive et d’honorer les savoirs qui nous sont partagés en réduisant les obstacles à la revitalisation des pratiques culturelles traditionnelles et d’utilisation des terres. Cette étude profondément ancrée dans le contexte local, s’appuyant à la fois sur un corpus substantiel de savoirs autochtones et sur la science occidentale, illustre l’importance de la recherche axée sur le lieu et la communauté pour comprendre le rôle de l’intendance autochtone de feu dans le façonnement des sites de landes de pins, et démontre comment ces relations à petite échelle sont liées à la diversité paysagère régionale, bien qu’elles puissent passer inaperçues dans d’autres études fondées sur des indicateurs indirects. Ces résultats contribuent à (re)placer les savoirs autochtones et les pratiques traditionnelles d’utilisation du feu au cœur du processus de restauration écoculturelle par le feu, en vue de la création de systèmes socioécologiques diversifiés, résilients et équitables qui poursuivent leur transition vers un avenir plus chaud.
Authors
- Evan Larson (University of Wisconsin-Platteville)
- Michael Dockry (University of Minnesota)
- Lane Johnson (University of Minnesota)
- Kurt Kipfmueller (University of Minnesota)
- Emily Lockling (Fond du Lac Band of Lake Superior Chippewa)
- Nisogaabokwe Melonee Montano (Red Cliff Band of Lake Superior Chippewa)
- Vern Northrup (Fond du Lac Band of Lake Superior Chippewa)
- Ashla Ojibway (Fond du Lac Band of Lake Superior Chippewa)
- Mocha Reynolds (Fond du Lac Tribal and Community College)
- Valerie Ross Zhaawendaagozikwe (Fond du Lac Band of Lake Superior Chippewa)
- Jeff Savage (Fond du Lac Band of Lake Superior Chippewa)
- Robin Wall Kimmerer (Citizen Potawatomi Nation)