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Agency and Resilience: Teachings of Pikangikum First Nation Elders, Northwestern Ontario
PEER-REVIEWED ARTICLE / 2013

Agency and Resilience: Teachings of Pikangikum First Nation Elders, Northwestern Ontario

Although scholars of social-ecological resilience propose unity between humans and the natural world, much of this work remains based on Cartesian division of mind and body that denies it. We present an example of a unified system of resilience thinking shared with us by Anishinaabe (Ojibway) elders of Pikangikum First Nation, northwestern Ontario. The elders’ views of boreal forest disturbance and renewal are distinct from western scientific approaches in their recognition of agency, the ability to individually express free will in nonhuman beings including animals, plants, rocks, and forest fire within their landscape. Pikangikum elders perceive that, if relationships based on respect, reciprocity, and noninterference are maintained with other agents, renewal will continue. The proposition of living landscapes composed of diverse nonhuman agents poses challenges to collaboration with western worldviews, which view nature largely as mechanistic and without moral standing. We suggest that a greater attention to nonwestern ontologies can contribute to productive cross-cultural partnerships directed toward fostering resilience.

Bien que les spécialistes de la résilience socio-écologique prônent l’unité entre les humains et le monde naturel, une grande partie de ces travaux repose encore sur la division cartésienne entre l’esprit et le corps, qui nie cette unité. Nous présentons ici un exemple de système unifié de réflexion sur la résilience, qui nous a été transmis par les aînés anishinaabe (ojibwés) de la Première Nation de Pikangikum, dans le nord-ouest de l’Ontario. La vision qu’ont ces aînés des perturbations et du renouvellement de la forêt boréale se distingue des approches scientifiques occidentales par leur reconnaissance de l’agentivité, c’est-à-dire la capacité des êtres non humains – notamment les animaux, les plantes, les roches et les feux de forêt – à exprimer individuellement leur libre arbitre au sein de leur paysage. Les aînés de Pikangikum estiment que, si des relations fondées sur le respect, la réciprocité et la non-ingérence sont maintenues avec les autres agents, le renouvellement se poursuivra. La proposition de paysages vivants composés d’agents non humains diversifiés pose des défis à la collaboration avec les visions du monde occidentales, qui considèrent la nature comme essentiellement mécaniste et dépourvue de statut moral. Nous suggérons qu’une plus grande attention portée aux ontologies non occidentales peut contribuer à des partenariats interculturels productifs visant à favoriser la résilience.

Andrew Miller (First Nations University of Canada), Iain Davidson-Hunt (Natural Resources Institute) Read More
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