Tŝilhqot’in National Government
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Reclaiming fire: resistance, resurgence and Indigenous jurisdiction in the climate emergency
Climate-amplified emergencies are vital sites for Indigenous resistance and resurgence, even as climate change compounds layers of colonial oppression. Drawing on the experiences of the Tŝilhqot’in Nation before, during and after record-breaking wildfires in the Nation’s territory (in British Columbia, Canada), this article describes how the Tŝilhqot’in employ strategies of resistance to presumed state authority and resurgence of their own laws and jurisdiction in response to the climate emergency. These record-breaking wildfires vividly illustrate how colonial laws and policies have converged over a century to produce the climate emergency. And yet, dominant discourses around climate change and emergency reproduce Indigenous erasure, vulnerability and marginalization. Counter to these discourses, the Tŝilhqot’in Nation has advanced sophisticated emergency responses in relation to the state. Moreover, the wildfires have prompted Tŝilhqot’in communities to revitalize deep-seated fire stewardship laws and responsibilities to properly care for the land, wildlife and each other in the face of the accelerating climate crisis. The Tŝilhqot’in Nation’s experiences reclaiming fire show how Indigenous resurgence provides pathways out of the climate crisis while also attending to its colonial roots and decolonizing the responses to it.
Les situations d’urgence exacerbées par le changement climatique constituent des lieux essentiels pour la résistance et le renouveau autochtones, alors même que le changement climatique aggrave les multiples formes d’oppression coloniale. En s’appuyant sur les expériences vécues par la nation Tŝilhqot’in avant, pendant et après les feux de forêt d’une ampleur sans précédent qui ont ravagé son territoire (en Colombie-Britannique, au Canada), cet article décrit comment les Tŝilhqot’in recourent à des stratégies de résistance face à l’autorité présumée de l’État et à la renaissance de leurs propres lois et de leur propre juridiction en réponse à l’urgence climatique. Ces feux de forêt d’une ampleur sans précédent illustrent de façon frappante comment les lois et les politiques coloniales se sont combinées au cours d’un siècle pour engendrer l’urgence climatique. Et pourtant, les discours dominants sur les changements climatiques et l’urgence climatique ne font que reproduire l’effacement, la vulnérabilité et la marginalisation des Autochtones. À contre-courant de ces discours, la nation Tŝilhqot’in a mis en place des mesures d’urgence sophistiquées face à l’État. De plus, les feux de forêt ont incité les communautés Tŝilhqot’in à redynamiser des lois et des responsabilités profondément enracinées en matière de gestion du feu afin de prendre soin de la terre, de la faune et les uns des autres face à la crise climatique qui s’accélère. Les expériences de la nation Tŝilhqot’in en matière de réappropriation du feu montrent comment la renaissance autochtone offre des voies de sortie de la crise climatique tout en s’attaquant à ses racines coloniales et en décolonisant les réponses qui y sont apportées.