Yunesit’in Government
Resources from this organization
A tale of two fire systems: indigenous fire stewardship in British Columbia and California
An increasing wildfire problem in western North America has created a policy space for Indigenous fire stewardship (IFS) to mitigate wildfire. We compare how British Columbia and California have supported IFS—two jurisdictions with distinct ecosystems but similar histories of colonialism and its socio-ecological consequences. We examine how IFS is incorporated into each jurisdiction’s institutional framework, and the barriers to, and opportunities for implementation.
L’aggravation du problème des feux de forêt dans l’ouest de l’Amérique du Nord a ouvert un espace politique propice à l'intendance autochtone du feu (IAF) afin d’atténuer ces incendies. Nous comparons la manière dont la Colombie-Britannique et la Californie ont soutenu l’IAF — deux territoires dotés d’écosystèmes distincts, mais partageant un passé colonial similaire et ses conséquences socio-écologiques. Nous examinons comment l’IAF s’intègre dans le cadre institutionnel de chaque territoire, ainsi que les obstacles et les possibilités liés à sa mise en œuvre.
How bureaucracies interact with Indigenous Fire Stewardship (IFS): a conceptual framework
Indigenous Fire Stewardship (IFS) is contested within settler-colonial contexts, where its development is shaped by complex and dynamic socio-cultural, legal, and political factors. This manuscript draws from the policy sciences to sketch out a “zone of interaction” between IFS and the state’s wildfire policy system. Drawing from the strategies of bureaucracies, our goal is to illustrate the patterns in this “zone of interaction,” and to identify the implications for IFS, as well as for Indigenous Peoples and landscapes.
L'intendance autochtone de feu (IAF) fait l’objet de controverses dans les contextes coloniaux de peuplement, où son évolution est façonnée par des facteurs socioculturels, juridiques et politiques complexes et dynamiques. Cet article s’appuie sur les sciences politiques pour esquisser une « zone d’interaction » entre l’IAF et le système de politiques gouvernementales en matière d’incendies de forêt. En nous appuyant sur les stratégies des administrations, notre objectif est d’illustrer les dynamiques à l’œuvre dans cette « zone d’interaction » et d’en identifier les implications pour l’IAF, ainsi que pour les peuples autochtones et leurs territoires.
Reclaiming fire: resistance, resurgence and Indigenous jurisdiction in the climate emergency
Climate-amplified emergencies are vital sites for Indigenous resistance and resurgence, even as climate change compounds layers of colonial oppression. Drawing on the experiences of the Tŝilhqot’in Nation before, during and after record-breaking wildfires in the Nation’s territory (in British Columbia, Canada), this article describes how the Tŝilhqot’in employ strategies of resistance to presumed state authority and resurgence of their own laws and jurisdiction in response to the climate emergency. These record-breaking wildfires vividly illustrate how colonial laws and policies have converged over a century to produce the climate emergency. And yet, dominant discourses around climate change and emergency reproduce Indigenous erasure, vulnerability and marginalization. Counter to these discourses, the Tŝilhqot’in Nation has advanced sophisticated emergency responses in relation to the state. Moreover, the wildfires have prompted Tŝilhqot’in communities to revitalize deep-seated fire stewardship laws and responsibilities to properly care for the land, wildlife and each other in the face of the accelerating climate crisis. The Tŝilhqot’in Nation’s experiences reclaiming fire show how Indigenous resurgence provides pathways out of the climate crisis while also attending to its colonial roots and decolonizing the responses to it.
Les situations d’urgence exacerbées par le changement climatique constituent des lieux essentiels pour la résistance et le renouveau autochtones, alors même que le changement climatique aggrave les multiples formes d’oppression coloniale. En s’appuyant sur les expériences vécues par la nation Tŝilhqot’in avant, pendant et après les feux de forêt d’une ampleur sans précédent qui ont ravagé son territoire (en Colombie-Britannique, au Canada), cet article décrit comment les Tŝilhqot’in recourent à des stratégies de résistance face à l’autorité présumée de l’État et à la renaissance de leurs propres lois et de leur propre juridiction en réponse à l’urgence climatique. Ces feux de forêt d’une ampleur sans précédent illustrent de façon frappante comment les lois et les politiques coloniales se sont combinées au cours d’un siècle pour engendrer l’urgence climatique. Et pourtant, les discours dominants sur les changements climatiques et l’urgence climatique ne font que reproduire l’effacement, la vulnérabilité et la marginalisation des Autochtones. À contre-courant de ces discours, la nation Tŝilhqot’in a mis en place des mesures d’urgence sophistiquées face à l’État. De plus, les feux de forêt ont incité les communautés Tŝilhqot’in à redynamiser des lois et des responsabilités profondément enracinées en matière de gestion du feu afin de prendre soin de la terre, de la faune et les uns des autres face à la crise climatique qui s’accélère. Les expériences de la nation Tŝilhqot’in en matière de réappropriation du feu montrent comment la renaissance autochtone offre des voies de sortie de la crise climatique tout en s’attaquant à ses racines coloniales et en décolonisant les réponses qui y sont apportées.
The right to burn: barriers and opportunities for Indigenous-led fire stewardship in Canada
Indigenous fire stewardship enhances ecosystem diversity, assists with the management of complex resources, and reduces wildfire risk by lessening fuel loads. Although Indigenous Peoples have maintained fire stewardship practices for millennia and continue to be keepers of fire knowledge, significant barriers exist for re-engaging in cultural burning. Indigenous communities in Canada have unique vulnerabilities to large and high-intensity wildfires as they are predominately located in remote, forested regions and lack financial support at federal and provincial levels to mitigate wildfire risk. Therefore, it is critical to uphold Indigenous expertise in leading effective and socially just fire stewardship. In this perspective, we demonstrate the benefits of cultural burning and identify five key barriers to advancing Indigenous fire stewardship in Canada. We also provide calls to action to assist with reducing preconceptions and misinformation and focus on creating space and respect for different knowledges and experiences. Despite growing concerns over wildfire risk and agency-stated intentions to establish Indigenous Peoples as partners in wildfire management, power imbalances still exist. The future and coexistence with fire in Canada needs to be a shared responsibility and led by Indigenous Peoples within their territories.
L'intendance autochtone de feu favorise la diversité des écosystèmes, facilite la gestion de ressources complexes et réduit le risque d’incendies de forêt en diminuant la charge combustible. Bien que les peuples autochtones aient maintenu des pratiques de gestion du feu depuis des millénaires et continuent d’être les gardiens du savoir en la matière, d’importants obstacles entravent la reprise des brûlages culturels. Les communautés autochtones du Canada sont particulièrement vulnérables aux feux de forêt de grande ampleur et de forte intensité, car elles sont principalement situées dans des régions forestières éloignées et ne bénéficient pas d’un soutien financier aux niveaux fédéral et provincial pour atténuer ce risque. Il est donc essentiel de valoriser l’expertise autochtone afin de mener une gestion du feu efficace et socialement juste. Dans cette optique, nous démontrons les avantages des brûlages culturels et identifions cinq obstacles clés à la promotion de l’intendance autochtone de feu au Canada. Nous formulons également des appels à l’action visant à réduire les préjugés et la désinformation, et nous mettons l’accent sur la création d’un espace propice au respect des différents savoirs et expériences. Malgré les préoccupations croissantes concernant le risque d’incendie de forêt et les intentions exprimées par les organismes de faire des peuples autochtones des partenaires dans la gestion des incendies de forêt, des déséquilibres de pouvoir persistent. L’avenir et la coexistence avec le feu au Canada doivent relever d’une responsabilité partagée et être dirigés par les peuples autochtones au sein de leurs territoires.